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Regroupement de l’activité obstétrique de la clinique de l’Union à la clinique La Croix du Sud : les cliniques Ramsay Santé de la région toulousaine rappellent que l’objectif est de bâtir une maternité de référence

Toulouse, France, 26 mai 2026

Face à un recul structurel, durable et objectivé de la natalité en Haute-Garonne, les cliniques Ramsay Santé de la région toulousaine ont décidé de regrouper l’activité obstétrique de la clinique de l’Union au sein de la clinique La Croix du Sud, à Quint-Fonsegrives. Les accouchements cesseront à l’Union le 15 septembre 2026 et la maternité sera officiellement transférée le 30 septembre 2026. L’objectif est d’offrir à la périphérie toulousaine une maternité de référence, pérenne et améliorée, tout en redéployant de nouveaux moyens sur le site de l’Union.

« Ce n’est pas une fermeture. C’est un regroupement au service de l’efficience sanitaire et de la sécurité des patientes », résument les directeurs des trois établissements du groupe Ramsay Santé sur le territoire. « Notre responsabilité d’acteurs de santé territoriaux est d’agir avant de subir, et de tenir un langage de vérité et de transparence. Notre projet est un renforcement de l’offre de soins face à une réalité incontestable et objectivée : nous sommes confrontés à une forte baisse de la natalité. »


Un contexte démographique incontestable

La baisse de la natalité n’est pas la conséquence d’une défaillance de l’offre de soins : elle en est le contexte structurant. La transition démographique, ainsi que le recul des naissances, constituent une nouvelle réalité. Elle est incontestable. Elle est objectivée et démontrée.
Elle impose, en conséquence, des décisions, qui doivent être prises dans l’intérêt général.

La Haute-Garonne enregistre une perte moyenne de 445 naissances par an entre 2020 et 2024, et de 548 naissances par an sur la période 2022-2024. C’est le signe d’une accélération.

Pour la seule année 2025, les cliniques Ramsay Santé de la région toulousaine ont enregistré 350 naissances de moins.

Cette tendance touche les deux établissements toulousains du groupe Ramsay Santé de manière très asymétrique, comme l’illustrent les données d’activité obstétrique :

Clinique de l'Union

Clinique de la Croix du Sud 

630 accouchements en 2024

1 718 accouchements en 2024

596 accouchements en 2025

Environ 1 450 naissances en 2025

4,0 % de parts de marché obstétrique
− 1,8 point en 6 ans

11,4 % de parts de marché obstétrique
+ 1,1 point en 6 ans

Risque de passer sous 300 naissances
dès 2027

Capacité à atteindre 2 000+ naissances
après regroupement

En l’absence de décision, la clinique de l’Union franchirait dès 2027 le seuil critique de 300 accouchements annuels. En deçà de ce seuil, aucune maternité privée en France n’est viable, ni médicalement ni économiquement. La fermeture deviendrait alors subie, sans maîtrise du calendrier ni des conséquences pour les équipes et les patientes.


Une maternité de référence à La Croix du Sud

Les données de la littérature médicale et les recommandations des autorités sanitaires convergent : la concentration des accouchements sur des plateaux techniques plus importants améliore les indicateurs de sécurité et de qualité. Une maternité de 2 000 accouchements offre une montée en compétence des équipes, une disponibilité des spécialistes et une réponse aux urgences obstétricales supérieures à une structure de 600 accouchements.

La clinique La Croix du Sud est d’ores et déjà une maternité de niveau 2A1, dotée d’une unité de néonatalogie.

Le projet apportera à la périphérie toulousaine :

- Une maternité de niveau 2A visant 2 000 accouchements par an, positionnant l’établissement parmi les références nationales ;
- Le développement d’une offre de procréation médicalement assistée (PMA), pour répondre à une demande croissante des couples ;
- Le renforcement de la néonatalogie, avec maintien des capacités actuelles ;
- Un pôle hôpital de jour périnatal offrant des consultations pluridisciplinaires pré- et postnatales.

L’offre sera complétée par deux centres de consultations avancées : l’un en coeur de Toulouse, à la Maison médicale du Parc ; l’autre en périphérie, au sein même de la clinique de l’Union, afin de maintenir une présence médicale gynéco-obstétrique de proximité pour le suivi de grossesse.
 

Un site de l’Union qui se réinvente

Le regroupement n’est pas une réduction d’offre : c’est une réorganisation stratégique qui, à terme, augmente les capacités de prise en charge du territoire. Le site de l’Union sera reconverti en pôle de spécialités chirurgicales et médicales à forte valeur ajoutée pour le bassin nord de l’agglomération, autour de quatre activités structurantes :

1. Urgences main 24h/24 et 7j/7 :  la clinique de l’Union est l’unique détenteur du label SOS Main sur le territoire toulousain ; un bloc obstétrique sera transformé en bloc dédié, avec un doublement de l’activité ;

2. Orthopédie programmée :  les blocs libérés (10 vacations supplémentaires par semaine) permettent aux orthopédistes de passer en pleine charge et de prendre en soins davantage de patients ;

3. Hôpital de jour Sommeil et Orthopédie :  une nouvelle activité répondant à une forte demande des spécialistes et des patients ;

4. Centre de consultations périnatales avancées :  maintien d’une présence gynécoobstétrique pour le suivi de grossesse et le post-natal, sans accouchements.

Ces activités permettront, corrélativement, le développement des soins médicaux de réadaptation (SMR) sur le site du Marquisat.


La proximité, à laquelle nous tenons, la sécurité, à laquelle nous ne renoncerons jamais

« Nous mesurons pleinement ce que représente, pour une famille, une maternité proche de chez soi. Attendre un enfant, c’est une affaire de repères, de confiance et de sérénité, et l’attachement des familles à une offre de proximité est profondément légitime : nous le partageons. Mais notre première responsabilité de soignants se situe prioritairement dans la sécurité de la mère et de l’enfant. Et cette sécurité, aujourd’hui, suppose une maternité dont l’activité demeure suffisante pour garantir la présence des spécialistes et la réponse à l’urgence obstétricale. Si nous faisons ce choix, c’est précisément par respect pour les familles, et pour qu’aucune naissance ne soit prise en charge dans des conditions dégradées », explique Sabine Borali, directrice des cliniques Ramsay Santé   de Toulouse.

C’est dans cet esprit que le projet a été conçu : préserver la proximité là où elle compte au quotidien, c’est-à-dire pour le suivi de la grossesse, et garantir, pour l’accouchement, le plus haut niveau de sécurité possible.

Le suivi de grossesse et les consultations pré- et post-natales continueront ainsi d’être assurés au plus près des familles, grâce à deux centres de consultations avancées : l’un en coeur de Toulouse, à la Maison médicale du Parc, l’autre au sein même de la clinique de l’Union. Les familles du bassin nord conserveront, sur place, une présence médicale gynéco-obstétricale et pédiatrique pour le suivi de leur grossesse.

Pour l’accouchement, la clinique La Croix du Sud demeure un établissement de l’agglomération toulousaine, aisément accessible.


Un engagement social maîtrisé et responsable

La gestion des équipes est au coeur du projet. Les impacts en matière d’emploi ont été précisément identifiés : sur 27,08 équivalents temps plein concernés, la totalité des salariés bénéficiera d’un transfert vers La Croix du Sud ou d’un reclassement au sein du groupe. Les sages-femmes et auxiliaires de puériculture seront transférées vers La Croix du Sud ; les postes des médecins anesthésistes et des kinésithérapeutes seront tous maintenus ; un dialogue est en cours avec les gynécologues et les pédiatres concernés. La transparence de la démarche, la précocité du dialogue social et la qualité de l’accompagnement constituent un gage de sérieux.


Agir en responsabilité

« Une décision se juge à l’aune de sa temporalité. Attendre, c’est prendre le risque d’une fermeture désordonnée, sous contrainte financière, sans dialogue social construit et sans projet de territoire.

Prendre la décision aujourd’hui, alors que nous le pouvons encore, c’est exercer pleinement notre responsabilité dans l’intérêt des familles, des soignants et du territoire »,  conclut Sabine Borali.

Fichiers attachés